Vendredi 5 juin 2009

Le fruit défendu

Rue de Tenbosch 108
1050 Bruxelles

Tél: 02.347.42.47

Fermé le Dimanche, Samedi midi + jours fériés.

 

France nous a invité dans ce restaurant qui ne se trouve pas loin de chez elle, un peu anxieuse ne sachant pas dans quelle sorte de restaurant nous allions. Sommes-nous si critique ? France, je te rassure tout de suite, nous sommes critiques mais nous ne sommes pas difficile et nous trouvons toujours du plaisir à aller manger avec toi. En même temps, il est toujours délicat de faire une critique d’un restaurant où nous avons été invité, d’autant plus que France est à présent connecté à Internet et qu’elle me lira très vite.

« Le fruit défendu » est un petit restaurant mignon où il faut impérativement réserver car il y a beaucoup de succès. Le cadre est fort agréable. Seul petit point personnel : l’ambiance pourrait y être un peu moins sombre. Le personnel y est très agréable, sauf pour deux points : la patronne qui explique la carte (tableau noir) est « trop agréable ». A Bruxelles, on dirait qu’elle veut se donner un genre. Les plus durs diront qu’elle a un « dikkenek ». Si le service était très bien au début, il s’est affaibli tout au long de la soirée, le personnel étant incapable de suivre le rythme de toutes les tables occupées. Nous avons commandé une bouteille de vin qui est arrivée déjà ouverte (idem aux autres tables). Il s’agit pour moi d’un point impardonnable. La carte se présente sous forme de 6 entrées, 6 plats et 6 desserts. L’entrée, une roulade de bœuf et foie gras à l’huile de truffe blanche était très bonne, mais trop surmontée d’herbes, jets et diverses salades. L’huile de truffe qui est souvent trop présente y était ici fort discrète. Mais un plat agréable, surtout par la chaleur qu’il faisait ce jour-là. Comme plat, j’ai pris du Capitaine en croûte d’herbes et accompagnée d’une sauce épicée et garni de légumes. Le Capitaine était pour moi trop cuit, la croûte d’herbes n’était que décorative (pas de goût) et la sauce était très fade et sans subtilité. L’ensemble n’était pas mauvais, juste décevant. Avec la chaleur, il fut très difficile de trouver un dessert. Nous n’avions pas envie de fondant au chocolat, ou d’une tarte aux pommes chaudes, de gratin de fraises, etc. Si le menu est fait au jour le jour en fonction du marché (une notion bien à la mode), le chef aurait pu penser à proposer un simple sorbet maison par exemple. Je me suis rabattu sur le nougat glacé qui était fort bon. En fin, l’espresso était beaucoup trop grand, mais je connais peu des restaurant proposant un réel espresso. Les mignardises étaient ou bonne (le rocher) ou mauvaise (la mini mousse de chocolat qui goûtait la gélatine). Dans l’ensemble, je regrette que ce restaurant, comme beaucoup d’autres, ne peut s’empêcher de correspondre à la mode du moment et désire à tout prix faire comme les grands. Je n’ai cependant pas mal mangé dans l’ensemble, mais l’attente du dessert, du café et ensuite de l’addition alors qu’il faisait une chaleur intense a fini par m’énerver. France, Stéphane et moi, nous étions en train de discuter de ce qu’il faut critiquer, ce dont il faut tenir compte, ce qui est important ou pas. C’est pourquoi nous nous sommes dis qu’il serai bien de dresser une liste des points importants à coter : le service, les plats, la présentation, l’amabilité, etc. Alors si vous avez des idées, laisser-moi un message ! La liste va bientôt être dressée et les prochaines critiques se feront en fonction de cette liste. Pour ce restaurant, je donnerais une cote générale de 13/20.

Par Robert - Publié dans : Restaurant
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Mardi 7 avril 2009

« Le Repos de la Montagne »

Visite du 6 avril 2009.

 

Je m’étais déjà rendu au Repos de la Montagne il y a quelques années et j’en avais un bon souvenir. Entre-temps, l’établissement a changé de direction et j’étais curieux de découvrir à nouveau cet endroit. Il s’agit toujours d’un endroit sympathique. Le cadre oscille entre vieux café et brasserie : charmant. L’accueil et le service sont simples et sans chichis. En apéritif, nous avons pris des coupes de champagnes : le champagne était correct, mais il n’était pas assez frappé, ce qui était un peu dommage.  

Je n’ai pu m’empêcher de commander des croquettes de crevettes : oh miracle ! elles étaient bonnes (assez de crevettes, pas de fromage, avec du persil frit). Ensuite, une noix d’entrecôte tout à fait raisonnable, avec une sauce poivre vert crème pas terrible et des frites moyennes (c’est-à-dire les frites habituelles surgelées, j’aurais préféré des frites plus grosses faites maison, de vraies frites quoi.). Du vin blanc avec l’entrée et une bière avec le plat. Je vais faire le difficile (tiens donc ?) mais, étant donné le cadre, j’aurais préféré que ma bière soit servie dans un véritable verre à bière, et tant qu’à faire, avoir une Jupiler à la place de cette bière à la mode qu’est la Vedett. Pour terminer, un petit café liégeois (avec de la véritable crème fraîche) et un ristretto très bon. Dans l’ensemble donc, une bonne soirée. Sans être LE restaurant, le Repos de la Montagne est un très chouette endroit situé dans un quartier peu connu d’Uccle (mais à deux pas de la place St Job) et très pittoresque. Merci à France de nous y avoir invités !

 

Le repos de la Montagne

Montagne St Job 39

1180 Bruxelles

Tél. 02/375 30 53

Ouvert de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 22:30 (23:00 vendredi & samedi).

Fermé samedi midi & dimanche.

Par Robert - Publié dans : Restaurant
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Jeudi 26 mars 2009

Restaurant “Le Vistro”

 

Quai aux Briques 16

1000 Bruxelles

 

J’ai été mange hier soir au Vistro. C’est la patronne de « La Péniche » qui m’avait renseigné que dans le coin, c’était le meilleur rapport qualité/prix.

Quelle déception. J’ai juste pris des moules qui n’étaient pas bonnes du tout. Elles étaient beaucoup trop cuites et avaient donc une consistance très désagréable. Je suppose qu’elles étaient précuites pour être ensuite réchauffées. Ou bien carrément pas fraîche et trop cuites, ce qui est encore pire. Le verre de bière pression est facturé 5 EUR, certainement pour compenser la frustration de ne pas se faire de bénéfice sur un client qui ne bois pas de vin. Mais moi les moules frites, c’est avec de la bière. Les frites n’étaient pas mauvaises. Le service était bon et la cadre assez chouette (mais comme c’est très petit, ne compter pas avoir une table intime).  Alors pour aller manger un bout de qualité dans le quartier, je ne vois que « La Marie Galante ».

Par Robert - Publié dans : Restaurant
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Jeudi 26 mars 2009

Café “La Péniche”

Quai au bois à Brûler 37

1000 Bruxelles

 

 

J’étais hier dans le quartier du Vismet (Marché aux poissons) et j’avais une demi-heure à tuer. Faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’agréable dans ce quartier si l’on cherche un café simple et décontracté. Après avoir pissé contre l’église (c’est toujours un plaisir d’utiliser ces vieilles latrines toujours fonctionnelles dont l’odeur malodorante nous rappelle celle des W-C de l’école) je me suis souvenu de ce café lors d’une virée « on n’arrête pas de passé d’un resto à l’autre » avec mon copain Pierre. A l’époque j’y avais mangé un pistolet haché Pickels (rien que d’y penser, ça me donne faim…) c’était après les huitres du marchand de la Place Sainte Catherine et avant, euh… oserais-je l’avouer.. un quick. Bref, je me suis souvenu de ce café et j’y suis retourné seul pour y attendre mon époux avant d’aller au resto. Ca fait plaisir de voir qu’il existe encore de vrais café bruxellois. Le problème, c’est qu’on pense rarement y aller. D’abord parce qu’il y a les copains qui préfèrent aller dans des cafés plus branchés, plus clean et souvent plus chiant. Car il n’y a pas à dire : l’ambiance de la péniche est formidable. Vous avez la tenancière : Malou. Vous avez le clients, habitués et éclectiques : du jeune ouvrier qui parle de sport et de femme au pensionné qui fait partie des meubles. Moi, quand je rentre à « La Péniche », j’ai l’impression de revire une partie de mon enfance, j’ai l’impression de vivre un tranche de vie des mes grands-parents. 

2 bières et un café, résultat des courses : 5 EUR.

Le midi, on y prépare des steaks de cheval, de la saucisse & stoemp, etc. Va falloir que j’y retourne !

Par Robert - Publié dans : Restaurant
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Mardi 3 mars 2009

Non je ne vais pas vous parler de contes, malheureusement.

Je ne suis pas le Hans, qui avec Gretel, ont des parents qui, poussé par la famine, vont perdre leurs enfants dans la forêt. Non, je ne me suis pas retrouvé dans une maison en biscuits, attiré par une vieille sorcière pour y être engraissé et dévoré. Mais les contes ne doivent pas être que des histoires racontées aux petits et puis vite oubliés.

Nous rencontrons lors de nos distributions beaucoup de Hans & Gretel, perdus et n’ayant que des cailloux dans les poches. La sorcière est ici représenté par une société qui n’est pas assez organisée que pour s’occuper des ces hommes, de ces femmes et des ces enfants dans le besoin. Même si ce conte est cruel (la sorcière est finalement poussée pas les enfants dans son propre four) il est une description de la dureté de la vie au Moyen Age.

Et la  pauvreté est toujours d’actualité.

J’entends souvent des amis me dire « C’est chouette que tu aides les sans-abri ». Nous aidons effectivement les sans-abri, mais la formule est incomplète. Les personnes qui viennent chercher leur colis sont aussi des personnes ayant un toit, un travail. Des familles avec enfants qui n’ont pas assez d’argent que pour s’acheter l’essentiel : de quoi manger. De vieilles personnes qui n’ont pas assez avec leur pension que pour se nourrir. Je ne vais pas être moralisateur et vous dire que c’est la faute à « La Crise ». Ce n’est pas cela qui m’intéresse. Nous ne sommes pas là pour juger, que ce soit d’ailleurs la société ou les personnes qui viennent demander notre aide. Nous sommes là pour une aide directe, pour un réconfort. Pour plus d’humanité.

C’est ce qui me plait chez l’asbl  « Les Biscuits ». C’est avant tout une aide directe. Je sais que tout le monde est 100% bénévole, qu’il n’y a pas de frais de quoi que ce soit et que notre argent est purement utilisé au bénéfice des personnes défavorisées.

Et au-delà de cette aide matérielle, nous n’oublions pas la part sociale. La distribution des vivres se passe assez rapidement. Ce qui est le plus intéressant (et également pour nous, ne nous voilons pas la face), ce sont les rencontres, les discussions pendant des heures avec ceux qui le désirent. Les échanges sont intenses, parfois plus superficiels, mais peu importe. Nous ne sommes pas des distributeurs automatiques.

Et si par notre action, la sorcière se transforme, ne fus-ce qu’un peu, en princesse des pauvres, notre pari est gagné ! Et vous savez quoi ? J’en suis certain !

 

Robert Hellinckx

 

Par Robert
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